Bien, je vous l’avais promis, je m’exécute donc (mais sans souffrance, je vous rassure…). J’ai vu pas mal de films ces dernières semaines, et je vous en ferai un compte rendu détaillé.
Je vais commencer cette série par un dessin animé en 3D, j’ai nommé Up (Là-haut, dans nos contrées gauloises). C’est peut-être pas, dans l’inconscient collectif, un film qui marquera l’histoire du cinéma, mais j’en avais tellement entendu parler qu’il me tardait de le voir.
Pour celles et ceux d’entre vous qui ne sauraient pas de quoi il retourne, l’histoire est la suivante, selon allo ciné :
Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, il ne s’attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant… Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l’imagination.
Déjà, je tiens à dire que j’ai failli pleurer pendant les dix premières minutes du film. Ben oui, que voulez-vous, je suis un grand sentimental, et les dix premières minutes m’ont touché directement là où ça fait mal (si vous avez vu le film, vous savez de quoi je parle, sinon… bah regardez-le !). Fort heureusement, mon coeur d’artichaut a rapidement laissé place à quelques sourires, notamment devant le duo formé par Carl et Russell. C’est du classique, on est devant un choc des générations, avec son lot d’incompréhension et de compassion réciproque. Sans compter les personnages secondaires animaliers, qui jouent bien leur rôle de dynamiteur
Au final, on a affaire à une bonne comédie, divertissante, mais un peu convenue. Je ne suis personnellement pas un grand fan des dessins animés en 3D (aaahhhh la grande époque des Disney… d’ailleurs, je n’ai pas vu la Princesse et la Grenouille, mais je sais pas pourquoi, je sens que je vais être déçu), mais celui-ci fonctionne bien. En tout cas, mieux que Cars, qui est je crois le dernier que j’avais vu, pourtant du même studio (Pixar, pour ne pas le nommer).
Ceci dit, je reste un peu sur ma faim. L’idée de départ est originale, bien amenée, mais encore une fois un peu prévisible, et puis avec un “happy end” un peu moralisateur (vivre dans le passé, c’est mal, vivre dans le présent, c’est bien). Mais comme le film s’adresse majoritairement à un public jeune, je pense que la cible y a bien trouvé son compte, et c’est bien là finalement l’essentiel. Ça fonctionne bien, les personnages sont attachants, l’histoire est bien ficelée, et même si ce n’est pas le film de la décennie, il reste un bon moment de divertissement.
Et vous, vous l’avez vu ?
9 mars 2010 à 09:40
J’aurais du y aller avec toi, j’avais la larme à l’oeil les 10 premières minutes (une vie, un amour, des chances manquées, un quotidien…résumés avec tellement de justesse), après l’impact émotionnel du début, la suite est beaucoup plus légère, mais ne boudons pas notre plaisir, tellement bien orchestrée.
On aurait pu avoir une fin à la Brazil.
Avec un vieux Carl hospitalisé qui voit s’échapper des ballons par sa fenêtre.
Un Russell dans le couloir (et sa peluche en forme d’oiseau improbable) qui vient visiter son père absent car toujours à l’hôpital.
Les aboiements d’un chien dans le parc…
…et Carl qui voit celle qu’il a toujours aimé, lui rendre visite avec son mari qui n’est autre que l’explorateur/antagoniste principal.
Alors Carl rêve… et s’invente une vie, une aventure…
A la sortie de la salle “Dis Maman, il est mort le monsieur?” “C’était un rêve?” “Une hallucination alimentée par son traitement médicamenteux?”…
Je pense que le film aurait ainsi eu du mal à trouver son public.
9 mars 2010 à 16:32
Bon je vais faire un commentaire très utile : non je ne l’ai pas vu.
Marco, critique cinéma hors séance
9 mars 2010 à 16:39
J’ai adoré ce film. D’abord, parce que j’adore les productions des studios Pixar.
Ensuite, parce que les émotions ne sont pas purement binaires dans ce film, contrairement à certaines autres de leurs oeuvres : le début du film est bouleversant, la suite rocambolesque et quand il arrive éventuellement une tuile au(x) méchant(s), ça fait un peu mal au coeur…
Enfin, parce que l’imagination et l’aventure sont toujours au rendez – vous, et mine de rien, quand on sort du cinéma après un film émouvant comme ça, on a plus envie de sourire à ses voisins de métro que de leur faire la tronche…
10 mars 2010 à 18:42
Bien sûr que je l’ai vu ! C’est même l’avant-dernière fois que je suis allée au ciné, (c’est dire s’il y a un moment que je n’y ai pas mis les pieds, houuuu, pas bien !) (le dernier, c’était Le Concert)
Bon, moi je n’ai pas “failli” pleurer, ça a carrément coulé, au début certes mais… à la fin aussi, bah oui hein, on ne se refait pas.
Je l’ai même trouvé “dur” pour un film destiné aux enfants, toutes ces émotions même si elles concernent bien les choses de la vie, ou alors c’est parce que ça me touche moi mais en fait tout me touche ces temps-ci je crois. Et puis ce “méchant” si humain tout de même… je l’aurais bien sauvé, moi !
Par contre visuellement, quel régal ces ballons et ces couleurs, là on est dans le domaine du rêve. Et l’oiseau, et le chien… trop chouette.
Pour info, mon petit cousin de 9 ans, qui l’a vu avant moi, l’a trouvé “triste”. Je crois qu’il ne s’attendait pas à ce genre d’histoire, c’est sûr qu’on est loin des Indestructibles ou de Cars, pour lesquels on est dans l’imaginaire total… Dans Là-Haut, ce sont des “vrais gens”, peut-être qu’on s’identifie davantage ! (Bah quoi ? Comment ça on ne peut pas faire parler les chiens ? )
Je ne sais plus où j’avais lu que quelqu’un s’était amusé à calculer le nombre réel de ballons qu’il faudrait pour soulever effectivement une maison, mais que c’était possible, d’ailleurs en fait je ne me souviens plus du nombre, euuuh, donc en fait c’est très utile ce que je raconte là…
14 mars 2010 à 21:29
-> Jean Claude : Sans vouloir remettre en cause tes talents de scénariste / metteur en scène que je connais bien, je crains que ta version éprouve effectivement quelques difficultés à rencontrer son public… Mais qui sait, qui ne tente rien n’a rien, essaie de rassembler des fonds ! Moi j’irai le voir… si tu me payes la place…! :p
-> Marco : Merci de ta participation, c’est toujours un plaisir
-> Mathilde : Perso, j’ai pas vraiment eu mal au coeur pour le méchant. Bon, d’accord, il s’est fait conspuer, mais quand-même, au final, c’est qu’un pauvre égocentrique qui ne pense qu’à retrouver sa gloire passée en capturant l’animal qui obsède son esprit malade. Bon débarras.
Je te rejoins sur les voisins de métro, mais bon… moi, d’autorité, je souris pas aux gens dans le métro (ni même dans le RER, d’ailleurs). Je pars du principe qu’ils me veulent du mal et que je dois m’en protéger. (Qui a dit parano ???)
-> Je Rêve : Il faaaaaauuuut que je voie le Concert. Mon vidéoclub l’a pas encore, j’attends que ça !!
C’est vrai que le début du film m’a donné la même impression que toi, à savoir n’est-il pas trop dur pour des enfants ? Et puis je me rends compte qu’au final, 1) les enfants sont plus au fait des choses qu’on le pense, et 2) les dessins animés ne sont pas que pour les enfants. C’est sûr que Pixar va pas donner dans le film d’horreur, mais quand on dit “tout public”, c’est aussi les adultes. Je crois qu’on peut tout aussi bien être touché par ce genre de film (la preuve : on l’est).
Ceci dit, je suis convaincu que c’est effectivement possible de soulever une maison avec des ballons. Par contre, l’amener en Amérique du Sud, c’est une autre histoire…