Je suis assez conciliant comme garçon (bon vous deux au fond qui ricanez, dehors).
Je ne m’étais jusqu’ici que peu plaint du temps britannique (mis à part dans le billet Say hello to the snow). Et je dois avouer, amis lecteurs, qu’avant de fouler le sol de sa Gracieuse Majesté (enfin pour son âge), j’émettais quelques réserves sur les conséquences des prédictions des grenouilles anglaises.
Laissez-moi vous planter le décor. Comme j’ai pu le mentionner en ces lignes, ceci est ma deuxième année en pays anglophone. La précédente s’est déroulée aux États-Unis, et plus précisément dans une petite bourgade nommée Atlanta (qui dispose du premier aéroport au monde en termes de trafic, soit dit en passant – ça n’a aucun rapport, mais on n’en sait jamais assez).
Et Atlanta, l’été… il fait chaud. En fait, le qualificatif “chaud” ne dépeint pas dans son exactitude le degré d’étouffement qui vous étreint dès lors que vous posez un orteil en dehors des immeubles états-uniens climatisés à l’extrême.
Ce qu’il me paraît également bon de mentionner, c’est que l’été à Altanta commence aux environs du mois de Mars, voire Avril, pour se terminer, disons, en Octobre, voire Novembre (petit exemple : Novembre 2006, je me baladais allègrement en manches courtes sous un soleil de plomb dans les rues d’Atlanta…).
Je dois également vous confier que je me suis laissé aller à m’imprégner des stéréotypes londoniens, à savoir dans le désordre : le brouillard, la pluie, le froid, la pluie, les nuages, la pluie… Et ce en toute période de l’année.
Lorsque décision fut prise de rejoindre ce paradis terrestre, je ne fus donc pas des plus emballés. Une autre chose que vous devez savoir à mon sujet est qu’en plus d’être frileux, je déteste le froid (au passage, l’un et l’autre ne sont pas liés, on peut aisément être frileux mais se réjouir de cette bise doucement glacée qui caresse les oreilles et le bout du nez… les cas sont probablement rares, mais je ne doute pas qu’ils existent).
J’en viens donc au but de ce billet (oui, ça commence que maintenant, mais j’avais pas fait de vrai long billet depuis longtemps, alors bon, hein, ça va, non mais oh…). Juste un petit intermède auparavant. Ou au para…
Les jours qui viennent de s’écouler ont été très bizarres en termes de météo. Vendredi a été une journée magnifique. Malheureusement, votre serviteur a dû trimer pour gagner son pain quotidien, et n’a donc pas pu en profiter. J’ai craint que les deux jours suivants ne fussent que le contrepoint de cette journée de dur labeur.
J’ai eu tort.
Enfin presque.
Car Samedi a été une journée en tous points parfaite (je parle toujours de météo, ne nous méprenons pas). Si bien que je me suis adonné à une activité que je n’avais pas pratiquée depuis fort longtemps : la sieste dans un parc. Mon nid douillet se situant à un jet de pierre (les mains dans le dos) de Hyde Park, je décidai de profiter de ces instants trop rares de clémence pour bouquiner et me reposer du sommeil du juste.
Bien m’en a pris, car le lendemain (Dimanche donc, pour les deux du fond qui sont pas sortis et qui continuent de ricaner), journée exécrable s’il en est. Pluie, vent, froid… Le bonheur.
Et devinez quel temps il a fait en ce jour de reprise de travail ? La même chose.
Je souhaiterais de plus signaler que comme bon nombre de mes congénères, la couleur du ciel a une influence directe sur ma capacité à activer naturellement mes muscles zygomatiques. Autrement dit, aujourd’hui, c’était pas top.
Le comique de la chose vient du fait que je ne suis même pas capable de prévoir si je serai de bonne humeur demain ou pas. En effet, les prévisions météorologiques changent radicalement du jour au lendemain (forcément, sinon c’est pas drôle, et Catherine Laborde pourrait aller se rhabiller – elle ferait mieux de le faire de toute façon, d’ailleurs). C’est ainsi qu’hier, je jette un coup d’oeil distrait aux prévisions : pluie toute la semaine. Fichtre. Je vérifie à l’instant : soleil toute la semaine. Diantre.
Les stéréotypes sont souvent exagérés. Mais on souhaiterait parfois qu’ils ne le fussent point…
30 avril 2008 à 09:43
Seb, tu es mon idole. Ce parapluie tombe à pic et je t’en félicite.
Quant au temps, si ça peut te rassurer, il fut rigoureusement identique à Paris.
1 mai 2008 à 01:48
Héhé… Je n’avais pas prévu de faire d’intermède, mais quand j’ai décidé d’en faire un, ce clip est apparu comme une évidence. Et puis dès que j’ai écrit “auparavant”, le doute n’était plus permis…
Temps catastrophique à Paris ? Bizarre, je ne suis même pas étonné…