another update

5 avril 2010

Bon, je suis ULTRA à la bourre sur mes posts, et pourtant j’ai tout un tas de trucs à partager avec vous, que ce soit des “critiques” ou des textes retravaillés à publier. Mais là en ce moment, j’ai juste pas pris le temps de venir faire un tour ici.
Promis, je republierai un jour, je republierai (oui, je l’ai déjà faite, mais je l’aime bien, que voulez-vous, on se refait pas…).

breast enhancement

25 mars 2010

Une petite info rigolote, ça faisait longtemps. Comme (presque) à chaque fois, ça se passe aux États-Unis. Quelques pauvres hères en mal de sensations fortes (et de monnaie sonnante et trébuchante) s’en sont pris à des banques pour plusieurs braquages modernes, comprendre sans arme ni haine ni violence (©). Ils ont bien évidemment été arrêtés.

L’un des membres appartient à la gent féminine et, Amérique oblige, a cédé à la tentation d’améliorer artificiellement le volume de ses attributs, non seulement à peu de frais, mais en plus en économisant tout plein d’argent. 26000 $ pour être exact. Cachés dans son soutien-gorge. Même en coupures de 500 $, je pense que ça doit se voir quand-même. Ne manquerait plus que les billets, eux aussi, soient faux…

my reviews – part II

22 mars 2010

Voilà, je l’ai fait, je suis allé à Bercy assister au concert du London Philarmonic Orchestra. Et je me joue ici et aujourd’hui des railleries qui ont pu m’être adressées pour vous dire que sincèrement, je ne regrette pas une seule minute d’y être allé.

En guise de mise en bouche, on pouvait visiter une petite expo. J’avais déjà fait une expo Star Wars par le passé (eh oui), et j’ai trouvé celle-ci de moins bonne facture. Quelques costumes, des secrets de mise en scène et de réalisation, mais rien de transcendant. Je me suis donc hâté de rejoindre la place qui m’était attribuée. Voici un panoramique de piètre qualité pour vous donner une idée de l’agencement de la salle (cliquer sur l’image pour l’afficher en taille réelle) :

Ce qui est intéressant à ce moment-là, c’est de voir les musiciens arriver un par un, et s’accorder. C’est une joyeuse cacophonie à peine audible, mais manifestement nécessaire pour se mettre en jambes. Puis vient l’entrée en scène du chef d’orchestre, Dirk Brossé, belge de son état, et d’Anthony Daniels, narrateur de la soirée et accessoirement l’acteur qui incarna C3PO dans les six films.

Le concert commence, et je peux vous dire qu’entendre les musiques sur CD et les entendre en live, ça n’a vraiment mais vraiment rien à voir. J’avoue avoir ressenti quelques frissons sur les premières notes (oui, j’aime John Williams et j’assume), notamment quand les choeurs se sont mis à résonner (mon péché mignon, dès qu’il y a des choeurs, je suis accro). Une petite photo :

Bien évidemment, il est quelques musiques que je ne connais pas. Mais le plaisir est tout de même là. J’étais placé de façon à voir l’orchestre d’assez près, et j’avoue que j’ai eu davantage les yeux sur les musiciens que sur l’écran (je viens de voir les films, je connais les scènes). Intéressant à noter, le chef d’orchestre dispose de son propre écran, avec un témoin vertical lui permettant de suivre le rythme des séquences afin d’adapter le tempo de la musique en fonction. Ça paraît évident, mais je n’y avais même pas songé avant d’assister au concert. Une chose qui m’a étonnée, c’est que certains dialogues sont prononcés en même temps que la musique. Ce sont des pros, mais je me demande dans quelle mesure les musiciens doivent s’adapter, si ça ne les déboussole pas même un quart de seconde.

Le moment fort, apparu assez tôt, est celui de la marche impériale. Perso, ce n’est pas ma musique préférée, mais elle est suffisamment emblématique pour provoquer une salve d’applaudissements nourris dès ses premières notes. Si bien qu’elle sera reprise en rappel.

Au final, une très belle soirée pour ce qui me concerne. L’occasion d’assister à la production d’un véritable orchestre symphonique dans une salle historique comme Bercy, ça vaut son pesant de cacahuètes. Je ne résiste pas au plaisir, pour terminer, de vous poster une petite vidéo que j’ai trouvée, Battle of Heroes, une de mes musiques préférées, sur le combat entre Anakin et Obi-Wan dans l’épisode III, une de mes séquences préférées :

an intruder

14 mars 2010

Je ne connais pas le pitch de cette pièce, et je n’irai pas la voir, mais je sais déjà que son titre est justifié.

my reviews – part I

8 mars 2010

Bien, je vous l’avais promis, je m’exécute donc (mais sans souffrance, je vous rassure…). J’ai vu pas mal de films ces dernières semaines, et je vous en ferai un compte rendu détaillé.

Je vais commencer cette série par un dessin animé en 3D, j’ai nommé Up (Là-haut, dans nos contrées gauloises). C’est peut-être pas, dans l’inconscient collectif, un film qui marquera l’histoire du cinéma, mais j’en avais tellement entendu parler qu’il me tardait de le voir.

Pour celles et ceux d’entre vous qui ne sauraient pas de quoi il retourne, l’histoire est la suivante, selon allo ciné :

Quand Carl, un grincheux de 78 ans, décide de réaliser le rêve de sa vie en attachant des milliers de ballons à sa maison pour s’envoler vers l’Amérique du Sud, il ne s’attendait pas à embarquer avec lui Russell, un jeune explorateur de 9 ans, toujours très enthousiaste et assez envahissant… Ce duo totalement imprévisible et improbable va vivre une aventure délirante qui les plongera dans un voyage dépassant l’imagination.

Déjà, je tiens à dire que j’ai failli pleurer pendant les dix premières minutes du film. Ben oui, que voulez-vous, je suis un grand sentimental, et les dix premières minutes m’ont touché directement là où ça fait mal (si vous avez vu le film, vous savez de quoi je parle, sinon… bah regardez-le !). Fort heureusement, mon coeur d’artichaut a rapidement laissé place à quelques sourires, notamment devant le duo formé par Carl et Russell. C’est du classique, on est devant un choc des générations, avec son lot d’incompréhension et de compassion réciproque. Sans compter les personnages secondaires animaliers, qui jouent bien leur rôle de dynamiteur

Au final, on a affaire à une bonne comédie, divertissante, mais un peu convenue. Je ne suis personnellement pas un grand fan des dessins animés en 3D (aaahhhh la grande époque des Disney… d’ailleurs, je n’ai pas vu la Princesse et la Grenouille, mais je sais pas pourquoi, je sens que je vais être déçu), mais celui-ci fonctionne bien. En tout cas, mieux que Cars, qui est je crois le dernier que j’avais vu, pourtant du même studio (Pixar, pour ne pas le nommer).

Ceci dit, je reste un peu sur ma faim. L’idée de départ est originale, bien amenée, mais encore une fois un peu prévisible, et puis avec un “happy end” un peu moralisateur (vivre dans le passé, c’est mal, vivre dans le présent, c’est bien). Mais comme le film s’adresse majoritairement à un public jeune, je pense que la cible y a bien trouvé son compte, et c’est bien là finalement l’essentiel. Ça fonctionne bien, les personnages sont attachants, l’histoire est bien ficelée, et même si ce n’est pas le film de la décennie, il reste un bon moment de divertissement.

Et vous, vous l’avez vu ?

a suggestion

17 février 2010

17 Mars. Bercy. 16h (ou 21h, mais ma préférence va à 16h). Un orchestre symphonique. Compositeur : John Williams. Pièce jouée : la bande originale de Star Wars. Le site : http://starwarsinconcert.com

Moi, j’y serai (parce qu’en ce moment, c’est ma période Star Wars, merci M6). Quelqu’un est intéressé, qu’on réserve les places ensemble ?

a request

13 février 2010

Cela a déjà été mentionné en ces lignes, mais ma culture cinématographique est proche du néant. Ce que je regrette, vous vous en doutez. Néanmoins, dans le cadre de mes bonnes résolutions 2010, j’ai décidé d’y remédier.

C’est là que vous entrez en scène. Je pars du postulat (qui par définition n’est pas réfutable, n’essayez même pas) que vous avez une connaissance du septième art supérieure à la mienne. Je souhaiterais donc, pour ceux qui le veulent bien, que vous me fassiez part des films qui selon vous sont des incontournables. Des légendes. Des chefs-d’œuvre. Récents ou plus anciens. Ou même des grosses daubasses mais qui méritent d’être vues rien que pour le plaisir d’en rire après. Ne craignez pas de citer des films dont vous vous direz “rooooh, ç’ui-là, il l’a vu quand-même…”. Il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas le cas. (Par exemple, je n’ai jamais vu aucun Alien, et j’ai vu Edward aux mains d’argent pour la première fois à Noël dernier. Quant aux films plus anciens, on en parle même pas…)

Les commentaires sont à vous. Vous pouvez m’en indiquer deux, cinq, dix, vingt, cent, c’est à votre convenance. Dans tous les cas, je vous remercie par avance de l’aide que vous voudrez bien m’apporter. Et je m’engage à vous faire un compte-rendu ici-même des films que j’aurai vus au fur et à mesure.

À vot’bon cœur…

so not a happy meal

7 février 2010

Pour la première fois depuis de longs mois, peut-être même depuis une bonne année (2010 !), je me suis rendu dans l’un de ces palais pour le palais (oui elle est facile, mais je l’aime bien), j’ai nommé un McDo.

Décidément, rien n’a changé. La même odeur ignoblement addictive. Le même aspect répugnant du Big Mac. Les mêmes substances graisseuses qui prennent un malin plaisir à rester sur les doigts. La même envie de surtout ne jamais connaître les secrets de fabrication de cette enseigne. La même sensation d’une brique jetée au fond de l’estomac. La même promesse qu’on ne m’y reprendra plus.

La vache, qu’est-ce que ça m’avait manqué…

a lonely man…

25 janvier 2010

Je poursuis ici ma série de textes établis en atelier d’écritures. La consigne ici était de créer de toutes pièces un personnage, et de le faire vivre une histoire étrange commençant par “Un jour comme tous les autres, X – le nom du personnage – ouvrit les yeux. Pourtant, ce matin-là…”. Voici.

Un jour comme tous les autres, Joseph Magassé ouvrit les yeux. Pourtant, ce matin-là, il sentit que quelque chose n’allait pas dans sa mécanique quotidienne trop bien huilée.
Pour commencer, en regardant le vieux réveil posé sur sa table de chevet, il se rendit compte qu’il était déjà sept heures trente. Ça n’allait pas. Lui qui mettait un point d’honneur à se lever tous les jours à six heures détestait commencer sa journée en retard. Même un dimanche.

À y regarder de plus près, le réveil semblait fonctionner correctement. Le tic-tac des rouages lui paraissait régulier, il ne semblait donc pas s’être arrêté. Mais il n’avait pas sonné. C’était ce qui l’inquiétait. Tous les soirs, à 21h45, Joseph s’assurait que son réveil sonnerait le lendemain matin à six heures précises. Le fait d’avoir pris sa retraite ne changeait rien à l’affaire pour lui. Un jour, lorsqu’il n’était qu’un enfant, sa mère lui avait dit : “Tu sais Joseph, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.”.
Ce jour-là, quelque chose s’était passé dans sa tête. Un déclic. Une mécanique qui s’était mise en mouvement. Dès lors, été comme hiver, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente, il se lèverait tous les jours à six heures.
En soixante-cinq ans, c’était la première fois qu’il manquait à sa promesse. Il se jura que ce serait la dernière.

Mais il y avait autre chose, de plus troublant encore. Il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus mais, encore à moitié assoupi, quelque chose d’autre le gênait. Ses yeux embrumés peinaient à s’ouvrir. Il grommela, et parvint à se retourner et glisser un regard du côté des rideaux de la chambre de son appartement toulousain.

Deuxième choc.

D’ordinaire, ses rideaux laissaient s’engouffrer les rayons du soleil matinal, en particulier en été, comme en ce moment. Mais là, sans comprendre pourquoi, Joseph réalisa que la nuit était d’encre.
Joseph était d’un tempérament bougon, autant que méticuleux. Le moindre écart, le moindre changement lui était intolérable. Plus que ça, il le terrifiait.
Dans un effort qui lui parut surhumain tant son corps souhaitait manifestement retrouver au plus vite les bras de Morphée, Joseph parvint à se redresser dans son lit.
Il resta ainsi pendant quelques minutes, hagard, hébété. Au-delà du bruit de son réveil, il n’entendait rien. Pas même les canards qui d’habitude s’ébattaient joyeusement dans le lac du jardin japonais sur lequel ses fenêtres donnaient. Pas même le ronflement de son voisin.

Joseph finit par se lever. Ayant conscience qu’il avait besoin de se réveiller, il décida de prendre une douche glacée. Quelques minutes plus tard, Joseph enfila son béret et son pardessus et quitta son appartement. Il était huit heures, et toujours aucune trace de cet astre du jour qui se faisait attendre. Joseph n’aimait pas la nuit.

Il n’aimait pas les gens non plus. Lorsqu’il était inspecteur des impôts, son zèle excessif lui avait valu quelques démêlées avec la justice. Combien de fois il souhaita être seul au monde, ne plus avoir à se préoccuper de ces êtres qu’il trouvait plus misérables les uns que les autres ?
Ce matin-là, son voeu semblait avoir été exaucé. Pas âme qui vive. Aucun bruit, en tout cas, rien qui puisse émaner d’un organisme vivant.
Aucune lumière, même artificielle. Joseph déambula dans cette ville rose qui, à ce moment, lui parut plus grise que jamais.
Le Capitole était désert. Joseph s’arrêta un instant pour contempler cette solitude qui lui avait été apportée sur un plateau d’argent.
Et il fut pris d’une angoisse, non, d’une véritable panique. Cette solitude, il l’avait voulue, espérée. Et maintenant qu’elle était là, elle le laissait comme foudroyé.

Joseph se rendit compte qu’il avait besoin des gens pour les détester.

Arrivé sur les bords de la Garonne, Joseph comprit qu’il devenait fou. Et il s’était toujours dit que si un jour il perdait l’esprit, il valait mieux en finir.

Ce matin-là, vers huit heures trente, dans l’obscurité, personne ne vit un homme se jeter du haut d’un pont toulousain.

a dear little one…

18 janvier 2010

NB : L’une de mes résolutions pour 2010 a été réalisée (eh oui, je suis super rapide), celle de m’inscrire à un atelier d’écriture. Ça a commencé ce dimanche, et de temps en temps, je me permettrai de vous faire partager ce que je peux y faire.
La contrainte du texte qui suit était de trouver un mot dont on aime la sonorité, un autre la signification, un lieu qu’on apprécie, et une couleur, puis d’en faire un texte.
Mes mots étaient nuage, avenir, plage, et bleu.
J’ai choisi de vous retranscrire le texte tel quel, sans retravail, avec ses faiblesses.

Cher petit,

Tu n’as qu’une dizaine d’années, et pourtant je sais combien tu es déjà inquiet pour ton avenir, et puisque l’occasion m’en est donnée, je souhaite par la présente te rassurer, sinon sur tous les points, au moins sur quelques-uns.

Je tiens à te dire que ce dont tu rêves, il ne tient qu’à toi de tout mettre en oeuvre pour l’obtenir. Aujourd’hui, tu peines à voir les choses autrement qu’en noir, peut-être un peu en marron… La nuit, la terre sèche, tout cela est ton quotidien. Mais je peux t’assurer que tout cela changera.

J’étais dans le même cas que toi. Mais à présent, je passe l’intégralité de mes journées sur une plage paradisiaque du Pacifique. Plus de sombre, que de la lumière. Et des couleurs.
Le bleu du ciel. Infini. Çà et là, quelques nuages clairsemés passent au gré du vent et se reflètent dans une eau turquoise dont la température n’est certainement pas si éloignée de celle de mon corps.
Les pieds dans cette eau surréaliste, quelques poissons viennent me caresser les jambes. Certains sont jaunes, verts, parfois rouges, parfois tout cela en même temps. Mais dans une illusion d’optique qui ne m’apparaît possible qu’ici, tous me semblent bleus.
Tu vois, je n’y avais pas pensé avant de t’écrire, mais le bleu est la couleur qui revient le plus ici. Je sais que tu l’adorerais.

Et puis il faut que je te parle d’elle. Charmante, pétillante, amusante, parfois enquiquinante, mais si fascinante. Même après toutes ces années, je ne cesse d’en découvrir chaque jour un peu plus sur elle. Je crois qu’au-delà du soleil, de la chaleur et du calme qui règnent ici, toute la lumière que je vois me vient d’elle. Sa voix également me réchauffe. Chacun de ses éclats de rire est comme une vague d’un feu bienveillant. Et surtout, surtout, je passe des heures à me perdre dans son regard. C’est comme ça qu’elle m’a eu, quand on s’est rencontrés. Ce jour-là, je n’ai pas pu m’en détacher. Je ne le peux toujours pas. Et d’ailleurs, je te laisse deviner la couleur de ses yeux…

Mais je ne veux pas t’en dire plus sur elle. Je préfère que tu laisses parler tes émotions quand tu la verras. Et crois-moi, là, tu comprendras tout.

Tu comprendras pourquoi t’inquiéter aujourd’hui est vain. Tu comprendras pourquoi tes forces, dont tu penses qu’elles t’ont abandonné, ne sont en fait qu’enfouies et ne demandent qu’à se libérer. Tu comprendras ce qui te poussera, dans quarante ans, à prendre du papier à lettre et à écrire.

À écrire à un petit garçon de dix ans, qui n’est autre que toi-même.

Tu comprendras que, pour être certain que tout se passe bien ainsi, je ne peux t’en dire davantage. Mais j’espère qu’aujourd’hui tu comprends qu’il est inutile de t’en faire. Et je sais que tu feras ce qu’il faut.

Profite de ta vie.

De notre vie.

Affectueusement,

Un petit garçon qui a bien grandi


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